J'ai pris le train jeudi soir à la Gare d'Austerlitz en direction de Bayonne, dans le sud-ouest de la France, tout près de la frontière espagnole. Le train est parti dans les environs de 23h30. C'était la première fois que je prenais un train de nuit. Les wagons sont composés de couchettes relativement confortables. Donc, on dort pendant tout le trajet.
J'ai donc partagé mon compartiment avec deux autres gars qui s'en allaient également fêter les fêtes de Bayonne. On a donc parlé un peu avant d'aller se coucher pour être en forme pour le lendemain.
Je suis arrivé à Bayonne à 6h40 du matin. La gare était remplie de gens couchés sur le sol, habillés de rouge et de blanc, et complètement ivres. J'ai attendu qu'on vienne me chercher à la gare tandis que les fêtards refaisaient surface tranquillement dans la réalité. Gwen est venu me chercher une heure plus tard car il a eu de la difficulté à se réveiller car il avait trop fêté la veille.
Nous sommes arrivés au « campement » très improvisé. Comme il n'y avait plus de place au camping, Gwen, Caro et Vincent ont décidé de camper sur un terrain vague. Nous sommes partis visiter un peu le pays basque.
La première escale a été à Espelette. J'y suis allé il y a deux semaines avec Pascal, pour ceux qui s'en rappelle. On a donc petit-déjeuné là avec des croissants, du café ou du thé. On a également fait notre réserve en saucissons, en vin, en pain et en fromage.
On s'est ensuite rendu à Saint-Pied-de-Port, une charmante petite ville campagnarde dans le pays basque. Tous les volets aux fenêtres étaient soient rouges ou vertes.
On a roulé dans les montagnes espagnoles pour faire un pique-nique avec ce qu'on avait acheté. Après avoir mangé et fait une mini-sieste, on est allés sur le bord d'une rivière en pleine montagne pour se baigner. L'eau était un peu froide mais supportable. Par contre, le sol était recouvert de pierres et de roches donc il fallait avoir de l'équilibre pour ne pas tomber et se casser quelque chose.
Nous sommes ensuite revenus à Bayonne pour aller chercher Isa à la gare. Nous nous sommes dirigés ensuite vers les festivités. On avait déjà tous notre costume, soit un chandail blanc et un foulard rouge. On a d'abord vu un taureau lâché dans une arène avec tous pleins de gens. Le but est simple : ne pas se faire foncer dessus par le taureau (du moins, c'était le mien). Disons que la montée d'adrénaline est assez impressionnante quand une telle bête fonce vers toi.
On a ensuite commencé à boire, car tel est le but des fêtes de Bayonne (on me l'avait souvent répété, ce sont plusieurs jours où on se défonce). Etrangement, ce weekend-là, je n'avais pas vraiment le goût de boire intensément. J'ai bu quelques verres de sangria mais la fatigue causée par le peu de sommeil dans le train et la journée a eu raison de moi. Je me suis donc retourné sagement vers le campement pour dormir tandis que les autres continuaient de boire intensément. Vers 3h du matin, j'ai été un peu réveillé par mes quatre compères qui revenaient complètement saoûls.
Le lendemain, soit samedi, on est retourné à Espelette et on s'est encore baigné dans une rivière. En fait, la journée s'est résumée à récupérer de la veille. Donc, ce fut beaucoup de petites siestes.
En soirée, le débit d'alcool a recommencé encore plus fort. Comme je ne suis pas du tout le gars qui aime boire des alcools forts, je me suis tenu à la bière. Donc, on a traversé Bayonne en buvant. C'était très sympathique comme soirée à voir des gens complètement sur la fête pour aucune raison particulière. Finalement, ça me fait penser au Mardi Gras ou au Spring Break état-unien.
Le dimanche, nous sommes allés sur le bord de la mer pour se baigner et bronzer sur la plage. On a ensuite repris la route vers Briare, dans le Loiret, où habite Gwen. On a mangé et bu chez Isa et son chum, Guillaume, qui habitent également à Briare.
On est revenus chez Gwen assez tard. On a dormi 1h30 de temps et j'ai pris le train avec Vincent vers Paris à 5h du matin.
Je suis arrivé le lundi matin chez moi. Sansan commençait alors son ménage pour accueillir Marie-Eve et Karine, deux Québécoises que je connais quand même bien.
A suivre...